Martín Palmeri

Né le 19 juillet 1965 à Buenos Aires.

Etudes de chant, de piano, de composition, de direction chorale et de direction d'orchestre.

Compositeur, pianiste, chef de choeur et chef d’orchestre.
Chef de choeur très actif, ayant dirigé de nombreux ensembles vocaux argentins
Compositeur d’œuvres pour chœur, opéras, œuvres symphoniques, pièces de musique de chambre. Récipiendaire de plusieurs prix de composition. 

D’abord assez confidentielle, la musique de Palmeri a progressivement gagné en notoriété. La Misa a Buenos Aires, dite Misatango, est aujourd’hui régulièrement jouée dans les églises du monde entier. Le compositeur est souvent invité à la diriger ou à tenir la partie de piano. En 2016, un concert au Carnegie Hall à New York célébrait le vingtième anniversaire de la création de l’oeuvre, sous la direction du compositeur avec la participation de plus de trois cents choristes venus d’Europe, d’Amérique du Sud et des Etats-Unis. 

En France, plusieurs choeurs mettent des œuvres sacrées de Palmeri au programme de leurs concerts, la Misa a Buenos Aires est enregistrée au disque en 2016 et un chœur commande au compositeur d’une oeuvre chorale profane écrite sur des rythmes du tango.

La Misa a Buenos Aires, dite Misatango

La Misa a Buenos Aires (la messe de Buenos Aires), dite Misatango, est écrite pour choeur, mezzo-soprano solo, bandonéon, piano et ensemble à cordes (violons, altos, violoncelles et contrebasse). 
Elle est créée à Buenos Aires le 17 août 1996 par l'Orchestre symphonique national de Cuba, avec les choeurs de la faculté de droit de l'Université de Buenos Aires et le chœur polyphonique municipal de Vicente López -choeur auquel l'oeuvre est dédiée‐, avec Julio Pane au bandonéon et la soprano Mariela Juni, placés sous la direction de Fernando Alvarez. 

C’est aux choristes de Martin Palmeri que l’on doit la composition de la Misatango : 

« J’étais à la fois chef de chœur et pianiste dans un orchestre de tango. Comme il n’existe pas de répertoire de tango pour chœur, mes choristes me demandèrent un jour d’écrire l’arrangement pour choeur a cappella d’un air de tango du répertoire. Ce fut un véritable désastre. Le tango est une culture, un mode de vie qui implique même une façon de marcher. Or le chœur sonnait totalement « européen », ne sonnait pas « argentin » et les voix solistes se perdaient et n’apportaient rien. J’ai donc compris qu’il fallait écrire une œuvre originale. Comme, à cette époque, je m’intéressais beaucoup à la musique religieuse, j’ai décidé d’écrire une messe, en gardant le latin qui, pour moi, est la langue chorale par excellence. J’ai commencé à chanter le Kyrie sur un thème de tango et puis le Kyrie s’est terminé naturellement. Le reste de l’œuvre a ainsi suivi. »

« Cette oeuvre a été écrite avec l'intention d'offrir à mes choeurs une oeuvre symphonique chorale qui puisse nous rapprocher du répertoire du tango. En effet, en travaillant avec mes choeurs, j’ai constaté à quel point l'interprétation de tangos du répertoire par des chorales est particulièrement difficile et complexe. Cette oeuvre est donc ici un hommage aux choeurs et au tango ainsi qu’à ses créateurs. Mais elle est aussi issue d'une production spontanée, fruit de mon expérience, comme chef de choeur, pianiste et arrangeur de tango. Le fait que, de nos jours, de nombreux choeurs à travers le monde l'interprètent me remplit de bonheur. »

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